Cédric Muffat

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Qui suis-je?

Né à la fin des années 70, enfant dans les années 80, biberonné depuis lors à l’imaginaire et au cinéma de genre…

Non. Plus bateau, tu meurs. Reprenons.

Qui suis-je?

J’ai beau avoir eu les Alpes pour terrain de jeu, c’est dans l’évasion et l’écriture que je finis par me sentir à ma place. Un premier déclic se produira à partir de la classe de quatrième, quand mes profs de Français se mettront à lire certaines de mes rédactions en classe. Peut-être que je suis bon à quelque chose, après tout.

N’importe quoi. Tu ne veux pas leur recopier tes bulletins de note et coller une mèche de cheveux, tant que tu y es ? Le but c’est d’aller à l’essentiel, dévoiler ta personnalité sans te faire mousser ! Se présenter sous un jour moins flatteur, peut-être ? Les gens aiment bien ça. Alors…

Pourtant, le mariage avec la littérature devait attendre encore de nombreuses années, entre actes manqués et flirts maladroits. Ainsi, alors que j’adore écrire, j’ai toujours été un piètre lecteur. Je n’ai jamais lu Victor Hugo, ni aucun prix Goncourt. Et si Philip K. Dick est un de mes créateurs préférés, j’avoue pourtant ne connaître son œuvre qu’à travers ses multiples adaptations cinématographiques.

Alors là, bravo ! Bien joué Cédric, champion du monde ! C’est clair qu’après ça, tu vas crouler sous les offres d’écriture et de relecture ! Les éditeurs vont se bousculer au portillon ! À côté, même Nabilla serait plus crédible en tant qu’écrivain ! En plus, tu as fait une répétition à « Pourtant ». La honte. Bon, restons classique et factuel. De la sobriété, bon sang !

Mon ambition d’alors était de devenir réalisateur-scénariste. Des études en fac de cinéma, puis une montée à Paris et une série de courts métrages me permettront toutefois de comprendre qu’il me manque certaines des qualités essentielles pour ce poste. C’est encore et toujours à l’étape du scénario, face à une page blanche, que je m’amuse le plus et me sens enfin à l’aise. Le besoin de travailler me mène ensuite dans l’univers de la télévision, où je vais rester pendant quatorze ans en tant que coordinateur d’antenne puis chargé de la planification des contenus pour différentes chaînes thématiques. Mais le virus de l’écriture est toujours là, et…

Nul. Nul, nul, nul. On s’en fiche de tout ça ! Trop long ! Sois honnête !

C’est enfin après une démission et un déménagement à Lille que je me décide à prendre le taureau par les cornes pour me consacrer enfin à ma véritable vocation, celle qui papillonnait autour de moi depuis toutes ces années : l’écriture. Inventer des histoires.

Qui suis-je ? Je ne le sais toujours pas, mais ce que je sais, c’est que…

Oh, et puis merde.